Tête à tête avec le Ministre de la Culture !

Vendredi 16 Octobre, le cafard. Marre de l’ordinateur, marre de facebook, d’internet. Pas de montre à côté, selon l’ordinateur, il est 15 heures. Une sièste? Non, depuis quelques jours dormir m’énerve. Seules des lignes de mots peuvent soigner mon moral: Va pour un roman ! je suis pas d’humeur romantique donc je ne vais pas remettre le couvert avec L’or n’a jamais été un métal. Un livre marron m’attire. je ne l’ai jamais lu.

Deux oreillers bien placés soutenant ma nuque et mon dos, fenêtres et portes closes, la fête aux mots peut commencer. je suis sourde et mon esprit est fermé aux appels de morphée. la première phrase: « C’est cette nuit que Marc N’Diblai a décidé de pendre la crémaillère de son château dont le tout abidjan parle depuis des mois. »c’est à la page 7 du Roman du Ministre Maurice Bandaman. Même au paradis, on pleure quelques fois. 

les pages se tournent minutes après minutes: la lecture est fluide. L’histoire se déroule dans un univers de personnes riches snob et orgueilleux. le décor est longuement décrit, suffisament pour visualiser ou se retrouver à la fête dont il est question. ça y est je suis conquise, je ne lâcherai pas ce livre. Je suis à la page 83, quand vaincue par le sommeil je suis contrainte de faire allégence. je pose le livre. Pas loin.

j’ai dormi deux heures. A mon réveil, je crois que j’ai faim. Faut que j’honore mon repas d’acassa/acassia (je sais pas l’écrire, je sais juste en manger tous les soirs depuis une semaine). je n’ai toujours pas envie d’ordinateur, ni d’autre chose. Il faut que je sois attentive, le Ministre de la Culture a une histoire à me raconter. je reprend mon marathon de lecture et vers 23 heures passées je lis « Il était écrit en lettres d’or, il scintillait et énonçait clairement: Même au paradis, on pleure quelques fois« . c’était la dernière page, la page 238.

Mon verdict

Le livre est bien écrit, les phrases correctement polies. La variété des thèmes abordés distillent des enseignements de vie. Ce qu’on pourrait retenir c’est que la vie nous réserve des surprises, il faut y être préparé avec l’humilité, l’honnêteté.

Par contre j’ai trouvé bizarre qu’en 238 pages, l’auteur fait mourir une dizaine de personnages dont plus de la moitié par suicide. C’est un peu maccabre mais cela n’a entaché en rien mon plaisir. j’en ai pris beaucoup  à lire le cinquième ouvrage du Grand Prix littéraire d’Afrique Noire 1993.

quatrième de couverture
quatrième de couverture

Même au paradis, on pleure quelques fois / Maurice Bandaman / NEI / 238 pages.

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