Caprice d’Espoir (3)

caprice d'espoirLe petit garçon avait couru, et s’était agrippé à elle en un temps record. «  Tantie, faut pas partir, pardon j’ai faim. »

Qui était ce môme d’une rare hardiesse? Il avait une tenue qui trahissait la précarité de ses conditions de vie. La voix du bambin, avait suscité quelque chose en elle.

Comment un tel gamin déambule-t-il dans un quartier si huppé? Son allure d’enfants de rue, n’a point freiné Thérèse Kissy. « Entre ! » s’était-elle contentée de dire. Un bref et léger « merci tantie » l’avait quelque peu soulagée. Elle était utile, elle nourrirait un môme qui en avait besoin !

–         Merci tantie. Demain je vais venir encore pardon ?! implorait le gamin avec un sourire innocent. On lui aurait donné pas plus de 7 ans.

–         D’accord !

Le lendemain, le gamin avait honoré le rendez-vous. Seulement, il était accompagné d’un autre petit garçon. L’autre gamin était la copie conforme du premier. Thérèse comprit malgré leur langage peu clair.

Ces malheureux jumeaux avaient perdu leur mère écrasée par une voiture alors qu’elle mendiait avec ses mômes pour vivre. Thérèse se souvient d’Aïcha, la mendiante téméraire qui refusait de décamper de ce quartier. Les habitants avaient fini par être habitués à la voir à l’entrée de leur quartier.

Ils avaient les pieds sales, et ils étaient couverts de plaies. Elle sourit, et tous les employés la regardaient et la croyaient encore ivre. Ils déchantèrent lorsqu’elle leur donna un ordre l’ordre de s’occuper des bambins. Elle se surprenait à les regarder attentivement, ils lui faisaient penser à Cédric et Aurel.

–         Au revoir tantie ! demain on va venir encore hein. Tu es fâchée ?

–         Mais où habitez-vous  les enfants ?

–         Tantie, on n’a pas maison oh, répondit en cœur les jumeaux. On dort à côté de boutique du tonton là. C’est derrière ta maison là.

–         Ok, à demain les garçons.

Pendant une semaine, les jumeaux allaient et venaient. Thérèse était devenue plus bavarde, elle les suivait pour éviter qu’ils n’écrivent sur les murs. Ce dimanche-là, après leur avoir dit au revoir, elle décida de les suivre.

A suivre…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s