Caprice d’espoir (1)

caprice d'espoirThérèse est quinquagénaire. Pourtant rien dans son apparence ne le laissait voir. Elle était restée svelte et aucune ride n’avait fissuré son superbe visage. Le sourire était son arme la plus fatale.

Elle avait mis du temps à fonder une famille, toujours entre deux avions à la recherche de nouveaux partenaires commerciaux.

Le business n’avait aucun secret pour Thérèse. Très jeune elle avait débuté avec un magasin à elle offert par son père. C’était sa part d’héritage.

Econome à l’excès, elle avait rapidement étendu ses limites. Aujourd’hui, c’était une femme d’affaires accomplie. D’autant plus qu’elle avait enfin accepté d’épouser son vieil ami, Marc Kissy. Après 10ans de relation sans grand engagement. Elle devenait Thérèse Kissy à 37 ans.

Son mariage avait suscité en elle une envie soudaine d’enfants. En effet, elle avait toujours refusé d’en avoir. Sa mère avait péri dans des douleurs atroces lors d’un accouchement. Elle avait attendu 6 longues années avant sa première grossesse. Elle commençait à désespérer de ne pouvoir transformer son époux en père.

Cette présence étrangère avait beaucoup rapproché le couple. Il s’offrit une seconde lune de miel, lorsque l’écran de l’échographe avait laissé voir deux créatures. Le médecin avait été formel, dans 11 semaines, ils verraient deux petits garçons.

Vendredi 15 mars, voilà 7 années que Cédric et Aurel comblaient de bonheur Thérèse et Marc. Ils comptaient marquer l’évènement. C’est aux îles Seychelles que la famille Kissy avait choisi de passer le week end d’anniversaire.

Les jumeaux avec leurs parents avaient atterri sans problème. Leur suite était spacieuse et la décoration était digne d’une suite hawaïenne. Le plus intéressant était la vue superbe qui s’offrait depuis la fenêtre de la chambre principale.

Les garçons étaient surexcités. Ils venaient de souffler leurs bougies. Le gâteau était géant, on pouvait y voir leurs photos. Ils s’étaient tout de suite rués vers les cadeaux à déballer. Tout finissait dans une ambiance bonne enfant. Dimanche matin. Les valises étaient bouclées, tout était fin prêt pour le retour. Ce retour, Thérèse l’avait vu autrement que celui qui l’attendait.

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